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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 23:03

Les 15 et 16 octobre, le groupe LVMH vous invite à découvrir les secrets de son Patrimoine, dans 25 de ses Maisons.

Ateliers, chais, caves, maisons de famille, studios de création, showrooms...
Au cours des Journées Particulières, LVMH vous ouvre les portes de plus de 25 sites d’exception en France et en Europe et vous révéle leurs savoir-faire uniques.

Vous pourrez visiter les lieux où se perpétuent les arts et techniques de la haute couture, des vins et spiritueux, de la haute joaillerie, des parfums, du maquillage, de l’horlogerie, de la maroquinerie, au gré d’un parcours spécialement conçu pour l’occasion : visites guidées, démonstrations de savoir-faire, conférences d’experts, projections privées ou ateliers interactifs.

Vous partagerez la passion des artisans, des ouvriers, des artistes. Vous sentirez leur inspiration, leur précision, leur génie. Chaque jour, unis par le même goût de l’excellence, ils insufflent aux traditions une vitalité nouvelle. Vous trouverez le programme ici.

 

Plusieurs sites sont accessibles en Champagne, nous avons choisi de visiter l'Abbaye d'Hautvillers :

 

L’abbaye d’Hautvillers fut fondée vers 650 par Saint Nivard, sur une hauteur dominant la vallée de la Marne. Placée sous la règle bénédictine et le patronyme de Saint-Pierre, elle accueille environ 1000 ans plus tard, en 1668, un jeune moine bénédictin du nom de Pierre Pérignon.

Agé d’à peine trente ans, Dom Pierre Pérignon est envoyé par son Ordre pour occuper la charge de procureur. Il est chargé de gérer et de faire fructifier les biens du monastère, mission qu’il assumera sans faillir pendant quarante-sept ans, jusqu’à son décès survenu en 1715, le même mois, la même année et au même âge que le roi Louis XIV.

Le vin produit par l'abbaye parviendra avec Dom Pierre Pérignon à l'apogée de sa renommée. Ainsi en témoigne l’Histoire Ecclésiastique et Civile du Diocèse de Laon en 1783 : "Les vins blancs d’Hautvillers doivent leur renom à Dom Pierre Pérignon mort septuagénaire en 1715. Ce religieux, par la finesse de son goût, a fait connaître aux Champenois la façon de mêler les vins, et de leur donner une délicatesse qu’on ne connaissait point avant lui".

En voici quelques photos :

 

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 21:47

Créée en 1661 à l'instigation de Louis Bétault, la salle Saint-Louis fut construite à la place d'une grange qui fermait la cour de l'Hôtel-Dieu et servait aussi de cuverie.

Dans son prolongement se trouvaient les fours des hospices, destinés à cuire le pain que l'on distribuait quotidiennement aux pauvres rassemblés sous le porche.
À partir de 1828 un contrat fut passé avec les boulangers de Beaune qui prirent le relais. Les fours tombèrent en désuétude, permettant l'agrandissement de la salle Saint-Louis. Cette lourde pièce aux riches solivages, contient de très beaux coffres gothiques et quelques intéressantes statues en pierre ou en bois.

 

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Ici s'achève la visite des Hospices de Beaune ;  j'espère vous avoir donné envie de vous y rendre et de vous émerveiller ...

Dans quelques jours, nous nous baladerons dans les rues de la ville de Beaune, qui m'a agréablement surprise.

 


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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 21:19

Le Polyptyque du Jugement Dernier, daté XVème siècle et commandé par le chancelier Rolin,  est attribué à l'artiste flamand Rogier van der Weyden. Il était initialement accroché au dessus de l'autel dans la chapelle, mais n'était ouvert à la vue des malades que les dimanches et jours de fête.


Le retable ouvert :
le Christ, juge suprême, majestueux dans sa robe pourpre. Sa main droite levée tenant un pied de lys en fleurs, fait signe aux élus. À l'inverse, sa main gauche est abaissée en signe de désapprobation : "écartez-vous de moi, maudits dans le feu éternel"...
Aux pieds du Christ : les quatre anges annonciateurs du Jugement Dernier entourent l'Archange Saint-Michel. Resplendissant dans le contraste de sa robe blanche et de son manteau écarlate, le visage impassible, il pèse les ressuscités.

 

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Panneau de gauche :
à gauche de l'arc-en-ciel, la Vierge implore miséricorde pour les pêcheurs ; derrière elle six apôtres et des saints.

Panneau de droite :
à droite de l'arc-en-ciel, Saint Jean-Baptiste et derrière lui six apôtres et des saintes.

Bas de panneau :
à la gauche du Christ : les damnés effrayés et désespérés. A sa droite, les bienheureux qui se dirigent vers le Paradis.

 

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Le retable fermé : Nicolas Rolin et Guigone de Salins, agenouillés en prière, se font face, tandis que sont représentés en trompe l'oeil : l'Annonciation, Saint-Sébastien, et Saint-Antoine accompagné de son cochon. (reproduction car trop de reflets sur la photo..)

 

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à suivre ...

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 20:55

Au Moyen-Age, chaque établissement hospitalier disposait de sa propre pharmacie puisqu'il n'existait aucune production organisée. La science pharmaceutique était encore balbutiante et avait recours aux ingrédients les plus divers issus du monde minéral, animal et végétal. De nombreuses plantes étaient cultivés sur place dans le jardin dit "des simples", situé à l'arrière de la pharmacie.

Les étagères de l'officine présentent une collection de 130 pots de faïence datés de 1782, dans lesquels étaient conservées les onguents, huiles, pilules ou sirops. Les pots de verre contiennent encore des "spécifiques" dont certains laissent rêveur : poudres de cloporte, yeux d'écrevisses, poudres de noix vomique, élixir de propriété...

 

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à suivre ...

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 11:58

La cuisine a fonctionné avec un équipement moderne jusqu'en 1985 pour les pensionnaires de la maison de retraite. Elle a aujourd'hui retrouvé son aspect du début du XXe siècle avec son piano : le grand fourneau muni de deux robinet d'eau chaude appelés cols de cygne.
La vaste cheminée gothique à deux foyers demeure la pièce maîtresse, celle-ci a conservé ses accessoires d'époque. Son âtre est tapissé des fameux carreaux ornés de la devise "Seule étoile". Le cromale, grande potence articulée, permet de rapprocher ou d'éloigner les chaudrons du feu 

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7-cuisine 4072Le plus spectaculaire est un tourne-broche de 1698 en acier brossé, animé par un petit automate, Messire Bertrand. Celui-ci est en costume traditionnel : grandes bottes molles, haut-de-chausses blancs, justaucourps rouge à boutons dorés et bonnet blanc à bord relevés. Il semble tourner la manivelle en veillant sans cesse aux activités de la cuisine.

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Sous le porche, avant d'entrer à la pharmacie, vous apercevrez, au travers de la grille en fer forgé (1785- 1786) , la cour des fondateurs avec, derrière l'orme pleureur, les statues de Nicolas Rolin et Guigone de Salins, réalisées en 1914 et 1923 par Henri Bouchard.

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à suivre ...


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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 10:33

La salle Saint-Nicolas était quant à elle destinée à accueillir les "Pôvres" malades en danger de mort, permettant de séparer les malades légers des infirmes et des moribonds.

De dimension modeste elle contenait 12 lits, occupés par des malades des deux  sexes, ce qui choqua profondément Louis XIV lors de sa visite en 1658 ; il établit donc une rente de 500 livres à l'Hôtel-Dieu afin que l'on puisse faire de nouveaux aménagements séparant les hommes des femmes. Elle n'a pris ses dimensions actuelles qu'à partir de la seconde moitié du 18e siècle.

La salle Saint-Nicolas abrite aujourd'hui une exposition permanente sur l'Hôtel-Dieu et son histoire, avec notamment une étonnante maquette en paille, réalisée au 18e siècle par un malade. Recouverte d'une vitre et éclairée, une excavation dans le sol permet de voir couler la Bouzaize. Se cours d'eau assurait l'évacuation des déchets en aval, preuve du souci d'hygiène qui a présidé à la conception des bâtiments.

 

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à suivre ...

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 09:10

La salle Saint-Hugues a été créée en 1645 et fut affectée aux malades dont la présence est ici largement évoquée. Les tablettes murales pouvaient recevoir leurs objets personnels, une cordelette les aidait à se relever plus facilement.

 

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5-salle-st-hugues 4030Les peintures murales sont dues au peintre parisien Isaac Moillon et illustrent entre autres des miracles du Christ. Le retable de l'autel évoque le miracle de Saint-Hugues ressuscitant deux enfants morts de la peste.

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à suivre ...

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 21:59

La visite donne l'occasion de traverser plusieurs fois la cour d'honneur, qui offre la vision la plus fameuse de l'Hôtel-Dieu ; les toitures recouvertes de tuiles multicolores en terre cuite émaillée dessinent d'extraordinaires figures géométriques. Les deux ailes des chambres sont surmontées de multiples lucarnes dont les sculptures et les décors de plomb constituent de véritables oeuvres d'art. Deux galeries superposées permettaient aux soeurs d'assurer leur service à l'abri des intempéries. Leur chaude polychromie de bois et de terre cuite contraste avec l'aile opposée, faite de pierre et d'ardoises.

 

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4-cour-d-honneur-et-toitures 4202 Le bâtiment donnant sur la rue est en pierre de taille. Son imposante toiture d'ardoise fût restaurée de 2007 à 2009 et les épis de faîtage dorés à la feuille d'or.

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4-cour-d-honneur-et-toitures 4223Au milieu de la cour, le puits offre un des meilleurs exemples en France de l'élégance de la ferronnerie gothique. Il assurait l'approvisonnement en eau de tout l'hôpital.

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L'entrée, signalée par la flêche s'élevant à près de 50m du sol, est protégée par un remarquable auvent.

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à suivre ...

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 21:28

La Chapelle fait partie intégrante de la salles des Pôvres et symbolise la parfaite symbiose entre l'aspect médical et la religion à l'Hôtel-Dieu : elle permettait aux malades d'assister aux offices sans se déplacer.

Sous une plaque de bronze reposent les restes de Guigone de Salins.

 

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La salle Sainte-Anne comprenait à l'origine 4 lits réservés aux "âmes nobles" par la volonté du bienfaiteur François Brunet de Montforand, dont le coeur repose ici. Transformée au fil des siècles, la salle Sainte-Anne évoque désormais la lingerie d'autrefois.

Sur le mur du fond est suspendue une tapisserie aux couleurs vives, parsemée des armes et de la devise des fondateurs. Ces somptueuses couvertures étaient déposées sur les lits des "pôvres" lors des jours de fête. (salle non ouverte aux visites, photos prises par la fenêtre)

 

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à suivre...

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 16:15

Après le Clos-Vougeot (voir ici) , nos pas nous ont conduits à l'objectif de notre court séjour, les Hospices de Beaune :

Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe II de Bourgogne (Philippe le Bon), et son épouse Guigone de Salins décidèrent à la fin de la Guerre de Cent Ans de créer un hôpital pour les pauvres. La fin de la guerre vient alors d'être signée, mais les "écorcheurs" continuent de massacrer, et beaucoup d'habitants de la région étaient en conséquence miséreux. Beaune fut choisie car elle était un lieu de passage et pour l'absence à cet endroit de grande fondation religieuse. C'est ainsi que le 4 août 1443 naquit l'Hôtel-Dieu sur le papier. L'influence flamande se fait ressentir dans la cité qui était au cœur de la Flandre bourguignonne (le duché de Bourgogne intégrait alors les Pays-Bas bourguignons). L'hôpital ouvrit le 1er janvier 1452, accueillant gratuitement les vieillards, malades et orphelins, et ce jusqu'au XXe siècle.
Nicolas Rolin obtint en 1459 la création de l'ordre des Sœurs Hospitalières de Beaune dont la règle mélange la vie monastique et l'aide aux pauvres. Elles y prodigueront les soins sans relâche jusqu'en 1971, et demeurent l'essence même, pendant des siècles, de l'Hôtel-Dieu.

Avec ses façades gothiques l'Hôtel-Dieu est considéré comme un joyau de l'architecture médiévale bourguignonne ; ses toitures polychromes pourraient avoir trouvé leur origine en Europe Centrale, et c'est ensuite que ce style s'est propagé en Bourgogne, au point d'être considéré comme typique de cette province.

Exploitant 61 Ha de vignes héritées au cours de siècles, les Hospices organisent chaque année depuis 1859 la plus célèbre vente aux enchères de vin au monde.

 

Commençons la visite guidée par la grande salle des "pôvres" : avec ses 50 m de long, 14 m de large et 16 m de haut elle est la partie la plus incroyable de l'édifice, bordée de deux rangées de lits à rideaux rouges pour les pauvres. Deux pouvaient alors coucher dans chaque lit. La salle est aussi couverte d'une charpente monumentale apparente et peinte, en forme de carêne de bateau inversée. De petites têtes sculptées, représentant des caricatures des bourgeois beaunois, rythment les travées. Le carrelage comprend le monogramme de Rolin et sa devise : "Seulle" en référence à sa femme, Guigone de Salins.

 

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Bouche de chaleur de la salle des Pôvres : Maurice Ouradou a crée le décor de ces plaques de fonte en s'inspirant de motifs relevés dans l'Hôtel-Dieu : on retrouve la devise "Seule étoile" entre deux cercles concentriques copiés sur les carreaux de sol et au centre les initiales IHS, monogramme du Christ. L'ornementation des angles s'inspire librement de la frise décorative des lambris de la voûte.

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à suivre...

(tous les commentaires sont issus du guide de visite remis lors des visites libres)

 


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