Photographe amateur et sans prétention, je tiens à partager avec vous les clichés que je prends au gré de mes envies, près de chez moi à Saint-Dizier, en Haute-Marne, ou parfois un peu plus loin, en France ou à l'étranger. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! Une précision : toutes les photos (sauf mention contraire) sont de moi, mais les commentaires sont parfois issus de sites existants ; dans ce cas je joins le lien nécessaire pour y accéder et y trouver encore plus d'infos...
"Surprenant lieu de promenade, quiet, serein, cerné d’eau tout autant que de pierre, le Cimetière de l’Ouest,
longeant le boulevard Léon-Blum est vivant à qui se donne le loisir d’en arpenter les allées les plus anciennes.
Ici, les tombes, napoléoniennes par exemple, offrent au regard des pans entiers d’histoire. Taillé dans le
roc, le cairn du colonel Martelet, qui fut présent sur les plaines de mitraille, à la fois sous le soleil d’Austerlitz ou au pied du moulin de Valmy, interpelle par son originalité. Sur cette
tombe, chaque objet gravé délivre son message, depuis les épaulettes du militaire jusqu’à cette mystérieuse chouette semblant ne demander qu’à narrer. Est-ce seulement dans le silence de la nuit
qu’elle raconte aux défunts le parcours du soldat avant qu’il ne passe de vie à trépas ?
Mais le peuple du cimetière de l’ouest, ouvert dès sa création en 1785 aux seules inhumations de
l‘hôpital, puis agrandi et élargi à toute la population lors des premières années de la Révolution, est pluriel.
Au milieu des anonymes se trouvent des représentants des familles illustres, comme celle des de
Gaulle, comme celle des Bourgeois ou des Lochet.
Ici reposent, sous l’œil des anges immobiles, anges qui songent ou anges qui pleurent,
des inventeurs, de renom comme Picot à qui l’on doit la machine à couper le bois de placage, ou au nom plus confidentiel
comme Coutureau, à qui les topographes doivent l’équerre optique.
Ici, on vient de loin en pèlerinage et le comte polonais Brzotoswski, autre officier sous
l’Empereur, s’enorgueillirait de savoir sa dernière demeure être l’une des pièces majeures du cimetière, tellement splendide et remarquablement entretenue par ses descendants !
Du reste, sans doute dénote-t-elle au regard de beaucoup d’autres sépultures, comme elle plusieurs fois
centenaires.
Mais que le visiteur pardonne, parce qu’en toute chose il faut considérer la fin, les tombes
meurent aussi d’avoir trop vécu…" (article du journal L'Union 06 août 2007)