Photographe amateur et sans prétention, je tiens à partager avec vous les clichés que je prends au gré de mes envies, près de chez moi à Saint-Dizier, en Haute-Marne, ou parfois un peu plus loin, en France ou à l'étranger. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! Une précision : toutes les photos (sauf mention contraire) sont de moi, mais les commentaires sont parfois issus de sites existants ; dans ce cas je joins le lien nécessaire pour y accéder et y trouver encore plus d'infos...
Blotti au fond du fier, relié au Pertuis breton par un long chenal, le port d'Ars fût longtemps fréquenté par les navires des ports de la Manche., qui pouvaient se guider sur son fameux clocher noir et blanc. Ils venaient y charger leur cargaison du sel produit par les salines creusées tout autour du fier et par la raffinerie installée à proximité du havre.
Désormais les bateaux de plaisance, attirés par le charme du port, ont pris la relève.
Le plaisant Café du Commerce fait face au bassin ; c'est dans cet établissement, anciennement café Forgues,
qu'à la fin du 19ème siècle, le savant géographe Elisée Reclus réunissait les ténors du mouvement anarchique de l'île. De la création de ce café, à la fin du XIXe siècle, à ce qu’il est devenu depuis son acquisition en 1984 par les actuels propriétaires, tout a changé, sauf... sa réputation. Le
Café du Commerce est une institution d’Ars, mais aussi de toute l’île. Les propriétaires, un couple franco-américain, ont créé une déco inspirée de leurs pays respectifs : l’arrière du bar est en
réalité l’ancien ice-cream bar d’un drugstore de Boston des années 1900, deux miroirs proviennent d’un saloon d’El Paso, au Texas...(lien)
Sur le port s'élevait également la gare d'Ars, desservie de 1898 à 1935 par le chemin de fer à voie étroite qui
serpentait à petite vitesse à travers toutes les communes de l'île, excepté Loix. Une ligne d'autocars mit fin à ce mode de locomotion poussif, fumant mais pittoresque, qui avait lui-même succédé
à la diligence à deux chevaux.
L'île de Ré compta plus d'une centaine de moulins, c'est au 18ème et dans la première moitié du 19ème siècle que leur activité fût la
plus intense, le blé importé étant moulu sur place. A partir de 1850, ils cessèrent progressivement leur activité, concurrencés par les minoteries industrielles ; les meuniers leur firent couper
les ailes, et beaucoup s'effondrèrent, tandis que quelques-uns furent sauvés et restaurés pour devenir des résidences secondaires.
(commentaires tirés de l'ouvrage de Rémi Béraud, "Ré sans fard", aux éditions Grains d'Argent)