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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 16:15

Après le Clos-Vougeot (voir ici) , nos pas nous ont conduits à l'objectif de notre court séjour, les Hospices de Beaune :

Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe II de Bourgogne (Philippe le Bon), et son épouse Guigone de Salins décidèrent à la fin de la Guerre de Cent Ans de créer un hôpital pour les pauvres. La fin de la guerre vient alors d'être signée, mais les "écorcheurs" continuent de massacrer, et beaucoup d'habitants de la région étaient en conséquence miséreux. Beaune fut choisie car elle était un lieu de passage et pour l'absence à cet endroit de grande fondation religieuse. C'est ainsi que le 4 août 1443 naquit l'Hôtel-Dieu sur le papier. L'influence flamande se fait ressentir dans la cité qui était au cœur de la Flandre bourguignonne (le duché de Bourgogne intégrait alors les Pays-Bas bourguignons). L'hôpital ouvrit le 1er janvier 1452, accueillant gratuitement les vieillards, malades et orphelins, et ce jusqu'au XXe siècle.
Nicolas Rolin obtint en 1459 la création de l'ordre des Sœurs Hospitalières de Beaune dont la règle mélange la vie monastique et l'aide aux pauvres. Elles y prodigueront les soins sans relâche jusqu'en 1971, et demeurent l'essence même, pendant des siècles, de l'Hôtel-Dieu.

Avec ses façades gothiques l'Hôtel-Dieu est considéré comme un joyau de l'architecture médiévale bourguignonne ; ses toitures polychromes pourraient avoir trouvé leur origine en Europe Centrale, et c'est ensuite que ce style s'est propagé en Bourgogne, au point d'être considéré comme typique de cette province.

Exploitant 61 Ha de vignes héritées au cours de siècles, les Hospices organisent chaque année depuis 1859 la plus célèbre vente aux enchères de vin au monde.

 

Commençons la visite guidée par la grande salle des "pôvres" : avec ses 50 m de long, 14 m de large et 16 m de haut elle est la partie la plus incroyable de l'édifice, bordée de deux rangées de lits à rideaux rouges pour les pauvres. Deux pouvaient alors coucher dans chaque lit. La salle est aussi couverte d'une charpente monumentale apparente et peinte, en forme de carêne de bateau inversée. De petites têtes sculptées, représentant des caricatures des bourgeois beaunois, rythment les travées. Le carrelage comprend le monogramme de Rolin et sa devise : "Seulle" en référence à sa femme, Guigone de Salins.

 

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Bouche de chaleur de la salle des Pôvres : Maurice Ouradou a crée le décor de ces plaques de fonte en s'inspirant de motifs relevés dans l'Hôtel-Dieu : on retrouve la devise "Seule étoile" entre deux cercles concentriques copiés sur les carreaux de sol et au centre les initiales IHS, monogramme du Christ. L'ornementation des angles s'inspire librement de la frise décorative des lambris de la voûte.

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à suivre...

(tous les commentaires sont issus du guide de visite remis lors des visites libres)

 


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